Adapté d'un comic, Whiteout partait avec un certain handicap. Son réalisateur, Dominic Sena, s'est jusqu'à présent illustré dans des productions relativement moyennes (60 secondes chrono, Opération Espadon), on le voyait donc mal faire autre chose qu'un film sans âme avec Whiteout. Et ce même avec la présence de la jolie Kate Beckinsale. L'actrice est d'ailleurs le seul argument valable pour vous justifier d'être allé voir ce long-métrage.
Comme son nom et son affiche le précise, Whiteout joue beaucoup avec la neige et le blanc. Tout en effet s'y rattache, le scénario ainsi que le vide intersidéral qui anime la volonté de faire autre chose que du déjà-vu. Autrement dit, Whiteout est un film plat et sans relief. Il faut dire que le script n'est déjà pas bien original.
En plein milieu de l'Alaska, Carrie Stetko (Kate Beckinsale), représentante de la loi, doit résoudre la première enquête criminelle du territoire. Problème : le climat amorce sa période la plus extrême avec un température de -84° et des vents soufflant à plus de 160 km/h. Une nature rude qui ne pardonne rien à la vie. C'est dans cet environnement purement hostile que Carrie doit affronter une culpabilité ancienne ainsi qu'un mystérieux complot gisant sous la glace. Autant le dire tout de suite, le scénario est absolument inintéressant. Passé les dix premières minutes, on attend que ça passe pour sortir de la salle complètement amnésique.
Soporifique à souhait, Whiteout ne parvient jamais à captiver. La faute à des situations vues et revues, des personnages avec une psychologie de moineau, des dialogues peu inspirés et fin du fin d'une mise en scène transparente. Incapable de s'amuser de l'environnement, le réalisateur s'engouffre dans des clichés et livre au final un enchaînement de plans et séquences indigestes.
Les pauvres acteurs quant à eux n'ont pas grand chose à défendre et se démènent comme ils le peuvent pour faire exister le film. Whiteout a en effet du mal à s'imposer, comme dépassé par son contexte naturel, et n'intéresse à aucun moment. Du début jusqu'au twist final (grillé dès le départ), on s'ennuie ferme et on oublie vite.